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Isabelle Louis-Ponsing
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STRESS : menace ou opportunité ?

EN BREF

Le stress a une forte connotation négative mais il est pourtant essentiel à la survie de l’espèce. On distingue :

  • le stress positif = tension qui améliore les performances (celui auquel je faisais référence en introduction)
  • le stress négatif = tension qui limite les performances

Les principaux stresseurs sont liés à l'environnement (bruit, luminosité ...) ou quotidiens (intendance, relations, gestion du temps, santé, finances ...).

Souvent plutôt que d’agir nous réagissons aux évènements au fur et à mesure de leur venue.

Le stress sollicite notre système nerveux provoquant l’action, tels la fuite ou la lutte. S’il ne nous est pas possible d’agir sur notre environnement, nous pouvons encore agir sur nous-même. C’est ainsi que nous développons des maladies dites psychosomatiques.

La situation de stress provoque des émotions (peur, colère) ou des signes physiques (ce que l’on ressent) qui se traduisent en pensées automatiques (ce que l’on se dit) et provoquent des comportements automatiques avec des conséquences concrètes et relationnelles (la façon dont on agit).

Le stress ne nous touche pas tous de manière identique, selon notre personnalité mais lorsque le stress est trop répétitif, l'adrénaline et le cortisol ont un effet destructeur sur le corps.

Pour gérer son stress, d'abord identifier et évaluer les stresseurs.

Puis mettre en place des stratégies physiologiques (sport, alimentation, sommeil ...), psychologique (sophrologie, thérapie ...)  et organisationnelle.

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Mais d’abord de quoi parlons-nous ?

Une étude récente montre que 2 salariés sur 3 sont stressés par leurs conditions de travail. Le stress et l’anxiété, conséquence du stress, ont un retentissement considérable sur notre santé. Pour mieux comprendre le stress et se prémunir de ses effets négatifs, mettons-nous d’accord sur le sujet.

Un peu d’étymologie … et d’histoire

Etymologie :

Issu de l'ancien français et passé par l'anglais stringere signifie tendre, serrer, contraindre, limiter, oppresser

Signification :

Au XVII les anglais lui donnent une connotation de détresse psychique

Au XX Hans SELYE médecin canadien, chercheur en biologie d’origine autrichienne élabore la première théorie sur le stress vers 1930.

Il constate que les maladies infectieuses se développent chez certaines personnes. Il observe que certains symptômes sont communs à plusieurs maladies (…) alors que d’autres symptômes sont spécifiques à une affection.

Ainsi la fièvre, la fatigue, les douleurs musculaires ou articulaires sont communes à la grippe, la gastroentérite ou l’hépatite alors que les diarrhées et vomissements ou la jaunisse sont spécifiques et permettent d’établir un diagnostic.

Il nomme les premiers « symptômes réponses non spécifiques » et les seconds « réponses spécifiques ».

La réponse non-spécifique de l’organisme se caractérise par un ensemble de changements, d’altérations biologiques accompagnés de symptômes physiques correspondant. Il appelle cette réponse « syndrôme d’adaptation généralisé » ou stress

Aujourd’hui le stress a une forte connotation négative mais il est pourtant essentiel à la survie de l’espèce.

Selon Darwin, c’est le moyen de mobiliser les ressources de l’être humain pour se mettre en mouvement et survivre.

Désormais, on distingue :

  • le stress positif = tension qui améliore les performances
  • le stress négatif = tension qui limite les performances

Définition du stress

Réaction de l'organisme à une agression par un agent extérieur qui demande une adaptation du corps pour maintenir l'équilibre de l'état intérieur

Voyons dans un premier temps quelles agressions nous subissons (physiques ou psychologiques) et quels sont les divers agents extérieurs c’est-à-dire les causes du stress :

Les stresseurs liés à l’environnement :

  • Climat,
  • Luminosité (dépression saisonnière, conduite de nuit ou dans le brouillard),
  • Confinement ou la promiscuité (prison ou RER),
  • Bruit (un des plus fréquent tant en termes d’intensité que de durée). Même si nous sommes habitués à un stresseur, nous dépensons beaucoup d’énergie pour rester adapté, autrement dit lutter contre (on peut même être stressé par l’absence de bruit !).

Les stresseurs quotidiens :

  • Soucis ménagers (intendance)
  • Problèmes relationnels (dans le cadre professionnel ou familial, ce sont les disputes, l’absence de relations satisfaisantes voire la solitude)
  • Mauvaise gestion du temps (manque d’organisation ou hyperactivité).
    Un exemple de cette hyperactivité : ce sont les agendas de ministre de nos enfants. Ils n’ont plus de temps pour eux et donc pas temps pour rêver et développer leur imaginaire, pourtant essentiel pour ne pas être démuni face aux situations stressantes.)
  • Soucis de santé (notre état de santé à des conséquences sur notre moral). A l’inverse notre stress peut être à l’origine d’une santé défaillante.
  • Difficultés financières
  • Tracas professionnels (d’autant plus que l’investissement dans la vie professionnelle est important)

Souvent le stress vient de l’impression de ne pas avoir le choix ou d’être dans l’incapacité (réelle ou ressentie) de répondre à une demande.

De plus tous ces stresseurs s’additionnent d’où l’importance d’analyser notre mode de vie.

Quels sont les effets du stress sur l’organisme ?

L’anxiété peut prendre des aspects très divers, mais il est indispensable de la reconnaître car elle s’aggrave avec le temps ; il devient alors de plus en plus difficile de s’adapter aux évènements stressants. Ce qui peut conduire à la déprime, à la dépendance : alcool, drogues ou médicaments. D’ailleurs les Français figurent parmi les plus gros consommateurs mondiaux d’anxiolytiques et autres antidépresseurs.

Les mécanismes de réaction

Je vous propose maintenant de voir comment nous réagissons face à un stresseur car le plus souvent plutôt que d’agir nous réagissons aux évènements au fur et à mesure de leur venue.

Face à une agression, 3 mécanismes d’adaptation réflexifs, surnommés les 3F (anglais), sont possibles, selon les ressources disponibles (internes et externes) et le profil psychologique :

Flyght (fuite) : la personne va tenter de se soustraire au stress (souvent de façon inconsciente par la somatisation = maladie, voire la dépression…).

Freeze (immobilité) : la personne va être inhibée (elle perd ses facultés d’action, de compréhension, d’expression [stupeur, trou de mémoire, bégaiement…]).

Fight (combat) : la personne va répondre de façon agressive (colère, irritabilité, impatience…)

Je propose de vous relater les travaux de Cannon et Laborit (professeur en médecine français ayant travaillé sur la biologie des comportements) qui démontrent ces mécanismes.

1ère expérience la fuite :

Dans une cage séparée en deux par une cloison possédant une trappe, que l’on peut ou non ouvrir, on place un rat dans la partie où le plancher peut être électrifié, alors que l’autre partie ne l’est pas, la trappe étant ouverte.

Un signal sonore retentit et 4 secondes plus tard, un courant électrique passe dans le plancher.

Le rat, d’abord surpris, trouve très vite la trappe et passe de l’autre côté de la cage, évitant ainsi le petit choc électrique,

A noter que le choc électrique n’est pas nocif pour la santé du rat.

On reproduit plusieurs fois l’expérience et très vite le rat apprend à éviter le choc électrique en passant de l’autre côté de la cage dès que le signal retentit.

On peut reconduire l’expérience plusieurs fois et le rat reste en bonne santé.

2ère expérience l’inhibition de l’action (immobilité) :

Dans cette expérience, un rat est placé dans la même cage, mais la trappe qui lui permettait de fuir est fermée.

On recommence à envoyer un stimulus sonore avant d’envoyer le courant électrique dans le plancher.

Le rat cherche tout d’abord un moyen d’éviter le choc électrique, mais il apprend très vite qu’il ne peut rien faire.

Il adopte alors un comportement d’inhibition, il attend en tension le prochain choc électrique.

Très vite, ce rat développe des troubles pathologiques : hypertension artérielle, ulcères… Son poil sera en mauvais état. Tout cela alors que le courant électrique en lui-même n’est pas nocif.

3ère expérience la lutte :

On place un rat dans la même cage, la trappe étant toujours fermée. Mais cette fois ci un second rat tient compagnie au 1er dans la même partie de la cage.

Après le signal sonore, le courant électrique est diffusé dans le plancher.

Les rats ne peuvent toujours pas fuir, par contre ils adoptent un comportement de lutte ; ils se battent entre eux.

Cette lutte ne sert à rien, elle ne permet pas d’éviter le choc électrique.

Après plusieurs séances, les rats sont toujours en très bonne santé. Ils ne font aucun accident pathologique, comme le rat seul dans l’expérience précédente, alors qu’ils ont subis les mêmes chocs électriques.

Comment expliquer ces résultats ?

Un système nerveux c’est fait pour agir!

Une situation de stress sollicite notre système nerveux provoquant l’action, tels la fuite ou la lutte. Mais même s’il ne nous est pas possible d’agir sur l’extérieur, sur notre environnement, nous pouvons encore agir sur nous-même. C’est ainsi que nous développons des maladies… (asthme bronchique, ulcère gastro-duodénal (plaie profonde qui se forme dans la paroi interne de l'estomac ou dans la première partie de l'intestin), colite (inflammation de l’intestin), obésité, lombalgies, céphalées et migraines, hyper et hypothyroïdie, maladies cutanées (psoriasis, eczéma, zona…) ces maladies sont dites psychosomatiques (du grec soma = corps et psyché = esprit)

Réaction d’adaptation du corps

Examinons maintenant comment le corps s’adapte à cette agression.

Lors d’une modification de notre environnement, le corps répond par une modification physiologique

L’objectif de cette modification est de préparer le corps à faire face à l’environnement perçu comme une menace.

Nous avons pu voir avec les rats que le système nerveux est fait pour agir. En effet le système nerveux permet :

  • d’être en rapport avec l’extérieur (entendre, voir, sentir, toucher, déguster…)
  • D’organiser la réponse physiologique du corps

Cette modification physiologique fait intervenir

  • le système nerveux central
  • le système nerveux autonome

Le système nerveux central

Le système nerveux central est composé :

  • Du cerveau,
  • De la moelle épinière,
  • Des nerfs périphériques

Le système nerveux central reçoit des informations en provenance des sens et transmet des ordres.

Par exemple la main entre en contact avec quelque chose de piquant et s’en éloigne immédiatement

L’information suit le trajet suivant :

  1. Récepteur sensoriel
  2. Nerf périphérique (sensitif)
  3. Moelle épinière
  4. Cerveau
  5. Moelle épinière
  6. Nerf périphérique moteur
  7. Muscles (contraction)

Si la sensation est excessive (brûlure), l’information ne remonte même pas au cerveau et le signal s’arrête et repart au niveau de la moelle épinière (arc réflexe permettant une réponse plus rapide en cas de danger).

De plus, en cas de stress, plusieurs parties du cerveau sont sollicités (principalement l’hypophyse et l’hypothalamus). La stimulation de ces zones libère des messagers vers les glandes surrénales lesquelles sont responsables de la sécrétion des hormones adrénaline et cortisol (nous y reviendrons)

Le système nerveux sympathique

Le système nerveux autonome comprend notamment le système nerveux [ortho]sympatique (parasympatique) et entérique (système intestinal)

Je vous propose de voir plus en détail le fonctionnement de ce système sympathique, qui intervient lors de la réaction au stress.

Les fonctions du système nerveux sympathique permettent de préparer le corps humain à l'action.

Il n’a de sympathique que le nom comme vous allez le voir!

L'activation du système sympathique peut provoquer notamment :

  • une dilatation des pupilles (mydriase): augmente le champ de vision (préparer le combat ou la fuite)
  • une augmentation de la fréquence cardiaque(tachycardie) : apporte plus de sang au cerveau et aux muscles (réfléchir, combattre ou fuir)
  • une dilatation des voies respiratoires (broncho-dilatation = augmentation du diamètre des bronches) : apporte plus d’oxygène dans le sang
  • une augmentation de la sécrétion d'adrénaline par les glandes surrénales : apporte de l’énergie
  • une relaxation de la vessie (dilatation) : être le plus léger possible (pour combattre ou fuir)
  • une stimulation des glandes sudoripares : diminue la température corporelle, pour maintenir le bon fonctionnement
  • une augmentation de la pression artérielle : pour augmenter l’apport sanguin au cerveau
  • une diminution de la salivation : fonction inutile
  • une inhibition de la digestion : inutile
  • un ralentissement du péristaltisme (mouvements intestinaux)  : inutile
  •  (une stimulation de la libération de glucose par le foie)

Finalement, la plupart d’entre nous ont déjà certainement déjà rencontré les symptômes liés à ces modifications physiologiques : transpiration excessive, mains moites, cœur qui bat la chamade, envie d’aller aux toilettes…

POUR RESUMER

La réaction de stress est normale, c’est grâce à ce phénomène d’adaptation que notre espèce a pu survivre dans un environnement en constant changement.

Quels sont les effets du stress sur nos comportements ?

Quels sont les effets du stress passé le 1er moment de réaction physiologique initial?

Notre corps réagit un peu comme une formule un avant une compétition

La spirale du stress

Les effets du stress se traduisent en :

  • Émotions
  • Signes physiques,
  • Signes psychologiques,
  • Comportements

Il est donc intéressant d’analyser ces effets grâce à la spirale du stress ou méthode des cercles vicieux afin de comprendre pourquoi on réagit d’une certaine façon.

  1. la situation de stress provoque des émotions (peur, colère) ou des signes physiques (ce que l’on ressent)
  2. qui se traduisent en pensées automatiques (selon le profil) (ce que l’on se dit)
  3. et provoquent des comportements automatiques avec des conséquences concrètes et relationnelles (la façon dont on agit)

Par exemple vous êtes dans un embouteillage alors que vous avez un rendez-vous important :

Vous pouvez rester calme

ou

plus probablement vous sentir tendu, voire en colère : « Tous ces conducteurs, ils ne peuvent pas tourner leur volant et libérer le passage ! » Vous pouvez même vous énerver en klaxonnant

ou

vous pouvez ressentir un sentiment d’impuissance : « C’est pas vrai ! Il fallait que ça tombe justement aujourd’hui ! » se traduisant par de l’irritabilité, voire de l’agressivité

ou

vous pouvez ressentir un sentiment de culpabilité : « J’aurais dû partir plus tôt, j’ai encore mal calculé mon temps de trajet ! » Et vous vous rongez les ongles et vous morfondez en reproches sur votre incapacité à vous organiser.

Dans chacun de ces cas, la spirale du stress s’enclenche.

Les profils de réaction au stress

Profil A

  • Réponse agressive
  • Sécrétion d’adrénaline

Profil B

  • Réaction adaptée
  • Sécrétion hormonale en quantité adaptée

Profil C

  • Réponse introvertie
  • Sécrétion de cortisol

Le stress ne nous touche pas tous de manière identique, selon notre personnalité (extraverti [A], impassible [C] ou anxieuse [A ou C] pour n’en citer que quelques-unes).

S’il est normal de ressentir de l’anxiété face à un évènement dont l’issue est inconnue, ce n’est plus le cas quand l’anxiété devient excessive et empêche de vivre pleinement.

L’anxieux ressent un mal-être intérieur qui touche tous les évènements les plus anodins, lesquels deviennent le support de scénario catastrophe (retard = accident). L’anxieux est conscient de cette exagération mais ne peut s’en empêcher (appel sa mère ; pas de réponses = accident ; hospitalisation ; comment faire à son retour si perte d’autonomie ...) et la spirale des cogitations est enclenchée!

C’est pourquoi les personnes anxieuses, notamment, viennent souvent en consultation

  • Profil A : Expression extravertie des effets du stress : colère, larmes. Dans ce cas, c’est surtout adrénaline qui est en excès. L’adrénaline est sécrétée surtout au tout début de la réponse au stresseur et est normalement amenée à disparaitre rapidement (quelques minutes). Elle permet l’augmentation du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la respiration, notamment comme nous l’avons vu.
  • Profil C : semble avoir un seuil de tolérance élevé car il ne manifeste pas son anxiété (cocotte-minute), en fait la personne ravale, rumine. Dans ce cas, c’est surtout le cortisol qui est en excès. Le cortisol est produit quelques minutes après l’adrénaline. Ses effets sont moins perceptibles mais ils sont importants car ils permettent notamment la transformation des graisses en sucre, pour augmenter l’apport d’énergie vers le cerveau et les muscles. Il intervient également sur la fonction immunitaire.

Notre réaction au stress est aussi fonction du bon déroulement de notre développement psychomoteur. Lorsque certains réflexes dit archaïques (un exemple de réflexe archaïque bien connu : les fameux coups de pieds qui font dire aux mères « ce sera un garçon ! ») ne se mettent pas en place de façon harmonieuse, il arrive que la sensibilité au stress soit accrue.

Les deux hormones adrénaline et cortisol permettent l’adaptation du corps et par un phénomène de feed-back négatif (information en retour), la sécrétion s’arrête. Lorsque le stress ne redescend pas, les taux des hormones s’additionnent

Lorsque le stress est trop répétitif, ces hormones ont un effet destructeur sur le corps.

Risque pathologique du profil A maladies cardiovasculaires

  • hypertension
  • infarctus
  • attaque cérébrale,
  • migraines,
  • insomnies,
  • troubles sexuels = impuissance, vaginisme

Risque pathologique du profil C : la baisse de l’immunité

  • inflammations, soit toutes les infections en « ite » comme la sinusite, la trachéite, la bronchite …
  • ulcères
  • dépression
  • vieillissement accéléré comme l’arthrose
  • troubles cutanés
  • allergies
  • insomnies
  • cancers

Les effets à long terme

Evolution du niveau de stress dans le temps et notion de seuil de tolérance personnel

  1. Phase d’alarme : la vigilance augmente, ainsi que la tension, mais aussi l’anxiété ou l’angoisse
  2. Phase de résistance : Si on ne trouve pas de solution, les effets perdurent mais de façon moindre ; c’est le temps d’adaptation, de résistance qui peut durer des années. N’oubliez pas que les stresseurs s’additionnent. Lorsqu’on atteint le seuil de tolérance (seuil d’acceptation ,lié à notre personnalité, notre éducation, à l’expérience mais aussi à nos croyances [personnelles ou sociétales]) on atteint la troisième phase (c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase).
  3. Phase de décompensation ou d’épuisement (explosions de colère, maladie ou dépression)

Si on adopte une stratégie d’évitement notre seuil de tolérance diminue, alors que la stratégie d’affrontement augmente progressivement notre seuil de tolérance.

Il est donc important dès le plus jeune âge d’exposer les enfants à la frustration

Il est important de ne pas céder à tous leurs caprices, afin qu’avec le temps, la moindre contrariété ne se transforme pas en source de stress.

Et le burn-out ? C’est quand on a dépassé le seuil de tolérance au stress. Il n’est pas spécifique à un profil de réaction au stress.

POUR RESUMER

Les effets du stress sur l’organisme sont identiques pour chacun d’entre nous mais notre façon de réagir au stress est fonction de notre personnalité, de notre vécu et de nos ressources propres.

Cependant nous avons tous la capacité d’agir pour en limiter les effets.

Comment gérer notre stress ?

Certains diront qu’ils sont anxieux de nature, qu’ils n’y peuvent rien changer.

S’il est vrai qu’il est des tempéraments plus anxieux que d’autres, que chacun a son propre seuil de résistance au stress, il est pourtant possible d’agir et de changer les choses. Je vous propose donc de comprendre comment fonctionne le stress qui est un processus normal. Puis nous verrons comment l’apprivoiser. D’ailleurs, si vous êtes là, c’est peut-être pour cela : savoir quoi faire!

Je vous propose donc d’aborder quelques notions de français, de biologie, de psychologie, voire de philosophie… afin de mieux cerner cette menace qu’est le stress et, pourquoi pas, la transformer en opportunité.

Voyons maintenant comment ne pas nous laisser déborder par toutes ces réactions physiologiques.

Pour cela il faut réaliser un plan de gestion du stress :

  • Identifier les stresseurs
  • Evaluer les stresseurs
  • Mettre en place une stratégie

Identifier les stresseurs

Tout d’abord il est nécessaire de recueillir les stresseurs : questionnaire de Holmes et Rahe (établi sur une population d’adultes de la ville de Seatle aux Etats-Unis. Faire une 1ère liste : rechercher des situations, des facteurs de stress, aujourd’hui et dans le passé (important car il existe un stockage émotionnel = on pense que l’on va revivre la même chose)

  • déménagement,
  • perte de son emploi,
  • maladie,
  • divorce
  • décès d’un proche

Mais aussi des évènements plus positifs tels

  • mariage,
  • naissance, d’un enfant ou d’un petit enfant,
  • changement de poste ou une promotion,
  • retraite

Dans un second temps, il convient d’identifier ceux qui nous semblent objectifs de ceux qui nous semblent subjectifs.

Evaluer les stresseurs

Dans un premier temps il s’agit d’évaluer le niveau de stress puis de hiérarchiser les stresseurs.

Le travail fait pendant une séance avec un thérapeute consiste à approfondir par des questions afin d’évaluer le niveau de stress.

On pourra aussi utiliser le questionnaire de Holmes et Rahe (établi sur une population d’adultes de la ville de Seatle aux Etats-Unis. Selon ce questionnaire établit on établit un nombre de points de stress, avec comme point de référence le mariage (50/100) :

  • déménagement (20)
  • perte de son emploi (47)
  • maladie (53)
  • divorce (73)
  • décès d’un conjoint (100), d’un parent proche (63)
  • mariage (50)
  • naissance, d’un enfant ou d’un petit enfant, (39)
  • changement de poste ou une promotion (29)
  • retraite (45)

Le but de cette évaluation est de hiérarchiser les stresseurs dans un second temps afin de:

  • Supprimer les stresseurs, qu’ils soient objectifs ou subjectifs, en commençant par ce qui nous coûte le moins d’effort
  • Faire une 2ème liste avec les stresseurs restants

Mettre en place une stratégie

Cette stratégie repose sur trois aspects :

  • Physiologique
  • Psychologique
  • Organisationnelle

La stratégie physiologique

Il s’agit de faire attention à son hygiène de vie :

  • Faire du sport adapté à sa condition physiologique
  • Examiner son rythme de sommeil optimum et les écarts avec la pratique quotidienne.
  • S’alimenter convenablement, réduire les dérivatifs (alcool, café, mais aussi tabac…)
  • S’accorder des activités de loisir et de détente

  • Pratiquer des exercices de relaxation

A noter que les élixirs floraux du Dr Edward BACH peuvent également apporter un mieux-être. Certains d’entre-vous connaissent peut-être déjà le remède d’urgence ou Rescue très efficace pour diminuer le stress et l’anxiété. Je le recommande souvent aux personnes qui viennent en consultation.

La stratégie psychologique

Il s’agit de mener un travail sur soi, sur nos pensées automatiques mais aussi bien de pratiquer la sophrologie ou la méditation.

Le travail sur soi consiste à 

  • Apprendre à relativiser
  • Transformer l’échec en expérience
  • Transformer les croyances négatives
  • Renforcer l’estime de soi
  • Développer la pensée positive par exemple « je suis capable d’animer une conférence » ou bien « je reste calme en toute situation »

Utiliser les techniques de sophro-relaxation permet également de mieux gérer son stress.

Que peux apporter la sophrologie ? Là encore revenons à l’étymologie

SOS = Paix

PHREN = Conscience

LOGOS = Etude

La sophrologie c’est l’étude de la conscience pour qu’elle soit en paix.

La sophrologie permet de s‘adapter au type de profil:

  • Type A : les techniques anti-stress fonctionnent très bien car le corps réagit très vite.
  • Type C : les techniques anti-stress fonctionnent plutôt sur le long terme

La stratégie organisationnelle

Nous avons tous cette seule vie à vivre. Nous avons la capacité de tout accomplir…si nous utilisons notre temps intelligemment.

Apprendre à hiérarchiser les priorités

Prendre un vase et le remplir le vase avec les gros cailloux.

Le remplir avec des petits cailloux.

Le remplir avec du sable.

Ce vase représente votre vie. Les gros cailloux sont les choses importantes (votre famille, vos amis, votre santé, vos passions). Les petits cailloux sont les autres choses importantes (votre travail, votre maison, votre voiture). Le sable c’est tout le reste.

Si vous mettez le sable en premier dans le pot, vous n’aurez plus de place pour les gros cailloux et les petits cailloux. C’est vrai aussi pour la vie. Si vous dépensez toute votre énergie et tout votre temps sur les petits trucs, vous n’aurez plus de temps pour les choses vraiment importantes, celles qui comptent pour vous. Donc définissez vos priorités. Hiérarchiser les priorités.

Planifiez vos activités
pour gérer votre temps de manière plus réaliste

L’ordre ne peut pas se créer dans le chaos. On ne peut réfléchir sur les priorités que si l’esprit est calme et reposé.

Le travail sur soi précède les techniques d’organisation.

POUR RESUMER

Faire un travail sur soi permet de réfléchir sur nos valeurs, nos priorités et in fine de revoir notre organisation afin de réduire les causes du stress.

Conclusion

Le stress menace notre situation actuelle ... pour créer de nouvelles opportunités!

Je vous ai proposé de parler du stress. Pourquoi ce sujet?

Par ce que c’est un sujet qui touche beaucoup de monde et parce que j’ai moi-même été confrontée à ce problème par le passé ; c’est donc un sujet qui me tient à cœur.

Le stress a été, il y a quelques années, une grande menace. Mais, avec l’aide de professionnels, j’ai réussi à rebondir et à créer une opportunité dans ma vie, professionnelle tout autant que familiale et personnelle.


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